NAMEN-NAMES-NOMS  | HOME  | EMAIL  naar  ( to / à )  |
Paul Lanssens

LANSSENS - DENOO STAMBOOM
genealogie - genealogy - généalogie
Lanssens - Lansens - Lanssen - Lansen - Lamsens         Denoo - Deno - Denaux

»»» voor elke aanvulling of probleem: mail naar Paul Lanssens    -    Pour tout complément ou problème: mail à Paul Lanssens «««


Notities bij: Leonie WYSEURE


Francis était le dixième enfant d'Emanuel Denoo, agriculteur à Torhout. Pour continuer cette profession, il lui fallait chercher lui-même son chemin. Francis était un homme intelligent et il choisit d'épouser Léonie Wyseure, fille unique d'un agriculteur propriétaire Carolus-Ludovicus-('Louis') Wyseure (habituellement appelé 'Meseure'). Louis, le père de Léonie, était le petit fils d'un Lanssens, marié tardivement à Louisa Durieu, et habitant prés de Torhout au 206 rue de "De Bergen" dans le hameau de Baliebrugge à Ruddervoorde (le nom "De Bergen" ou "la montagne" donné à la rue s'explique, car dans le plat pays c'est un lieu un peu plus élevé).
Francis et Léonie s'installèrent chez les parents de Léonie, donnant naissance à onze enfants, dont huit sont devenus adultes. Les trois qui sont décédées étaient des filles, est-ce un symptôme de l'époque?

La propriété des Wyseure appartenait initialement au maire de Torhout, Peter Lauwers (voir Wikipedia), puis à sa veuve Monica Debrouckère. Elle a été achetée par Franciscus Wyseure (né en 1797, grand-père de Léonie Wyseure) entre 1835 et 1845. Par ailleurs, Il avait toute une série de propriétés : des terres cultivables et pas moins de 7 maisons et maisonnettes. L'une était sa propre ferme, division cadastrale 5, section A, parcelle 43. Après sa mort en 1867, la ferme venait dans les mains de son fils Louis Wyseure (né en 1834, père de Léonie Wyseure). Louis élargissait ses propriètés et par exemple, en 1885, il achetait la parcelle adjacente.

Le 10ième novembre 1909, la ferme avec 0,53 ha de terrain a été acheté par Francis Denoo & Léonie Wyseure pour 4.100 francs (23.000 euros de 2012 selon http://www.vub.ac.be/SGES/scholliers1.html). Si l'on considère que, depuis la mort de sa mère, Léonie était déjà propriétaire pour la moitié, il y a des constatations curieuses:
- C'était une vente publique : il n'y avait donc pas consensus.
- Il y avait un total de 6 lots. Tous les autres biens de Louis Wyseure (une autre maison + 0,9 ha de terrain) ont été vendus à des tiers pour 5.425 francs.
Donc, Francis et Léonie ne voulaient qu'une petite ferme, et pour le reste, ils choisissaient pour la valeur en espèces. En plus, quelques semaines plus tard, ils faisaient un emprunt de 2x 2.000 francs au fabricant de moutarde Cesar Wostyn et donnaient leur ferme en hypothèque. Peut-être voulaient-ils du cash pour faire la commerce de bétail?

Immédiatement après la Première Guerre mondiale, la famille a décidé d'émigrer en France (voir ci-dessous). En 1919, la ferme qui avait toujours 0,53 ha, a été vendue à un ouvrier local, Pierre Gevaert, pour 4.000 francs. Ce n'était pas une bonne chose, car en 1919 le niveau des prix était 3 à 4 fois plus élevé que celui de 1909, en raison de la guerre. L'acte mentionne des dégâts de guerre. Francis est appelé 'agriculteur', et non pas 'commerçant'.
La vente eu lieu chez le notaire Tommelein à Ichtegem en présence de 4 parties: Emeric Lavens, Pierre Gevaert, Francis Denoo et Cesar Wostyn. Lavens prétait 4.000 francs à Gevaert. Celui-ci payait le prix d'achat de 4.000 francs à Denoo. Francis Denoo remboursait ainsi sa dette de 4.000 francs à Wostyn. Il ne restait donc rien à Francis Denoo et sa famille qui, après la vente tenue le 27.03.1919, sont partis immédiatement en France où ils sont arrivés également en mars. (Voir ci-dessous).
Vers 1992, la famille Gevaert a vendu le bien à Serge Deleersnyder & Evelyne Huys. La ferme a été rénovée, et existe toujours. L'adresse est Bergenstraat 118. Il y a des photos anciennes, et il existe même une peinture appartenant à René Gevaert.

Il existe une photo, sur laquelle figureraient les quatre fils De Francis et Léonie. Si cela est correct, la photo date de milieu de 1917, parce que le petit Jules semble avoir 2 ans, et selon les arbres, ce n'est pas l'hiver. Achille porte une dinde dans les bras, Camille porte 2 cages à oiseaux, August a une cage et il porte le petit Jules dans les bras.

La vie, pendant et après la Première Guerre mondiale, était difficile, aussi la famille à émigré en France avec tous ses enfants. Leur départ n'était pas officiel, car le recensement de 1911- 1920 note simplement au crayon (donc avec un caractère provisoire) la mention "Frankrijk" (France). Selon le passeport de Camille Denoo (en possession de son fils Roger) c'était en mars 1919, donc immédiatement après la guerre.
Ils ont émigré afin d'échapper à la pauvreté sur ces petits parcelles agricoles morcelées, mais ils ont également pris la fuite à cause du voisinage. La fille aînée Maria était tombée enceinte durant les derniers jours de la guerre, peu de temps avant l'armistice du 11 novembre 1918. Le 28 novembre 1918 un des fils a été arrêté sur accusation de vol de 2 vaches, une à Torhout chez Théophile Verheyen, une à l'autre côté de Ruddervoorde chez Camiel Naeyaert. Il a toujours nié, donc on peut en douter: était-ce une fausse accusation par vengeance pour leur attitude pro-allemande? Néanmoins le 20 mars 1919, le Cour d'Appel de Gand l'a condamné à 2x 10 mois de prison pour vol avec effraction et recel. Il a été transféré à la prison de Furnes (Veurne), et en 1920 il a rejoint la famille qui était déjà en France.

Pourquoi ont-ils choisi l'Yonne, à 400 km de là, au nord de la région Bourgogne ? il est clair, d'après les dires des enfants, que le fils aîné, August Denoo (le plus fort, et le plus grand de tous), allait là-bas pendant la Première Guerre mondiale pour faire la saison de la betterave, il connaissait donc bien la région. En outre, ils ont eu le soutien de leurs voisins, la famille Henri Devriese, parce que les deux familles ont émigrées ensemble. Ils sont arrivés à la gare de Villeneuve-la-Guyard par le train à vapeur. La famille Denoo s'installa à Saint-Agnan, la famille Devriese dans un village voisin. Les filles Gerarda Denoo et Marie Devriese sont restées des amies pendant toute leur vie.

A Saint-Agnan (89340 Yonne) notre famille Denoo faisait l'agriculture au hameau 'Le Loupier'. Il semble que le sol était très pierreux. Lors de notre visite en 2012, la ferme était inhabitée et le terrain partiellement cultivé. Nous soupçonnons que cette ferme n'était pas très rentable, mais néanmoins, la famille y est restée pendant huit ans. Durant cette période, les trois filles aînées Marie, Alice et Gerarda se sont mariées et parties.

Aux environs de 1927-1928, la famille Denoo a déménagé au hameau 'Les Pivots' à Chaumont (89370 Yonne) où notre ancêtre Leonie Wyseure est décédée en 1930 à l'âge de 58 ans. Pendant cette période, la dernière fille Martha s'est mariée et a quitté la maison. Egalement pendant cette période, le fils Achille est parti, il se serait marié et aurait eu une fille " Marguerite ". N'étant pas décédé à St-Agnan ou à Chaumont, nous n'avons aucune trace de lui. Par contre, aucun des trois fils restants ne pensait à se marier, Francis étant veuf, restait donc avec August, Camille et Jules ainsi que Gérarda (veuve depuis 1931) avec ses enfants.

Peu de temps après, en 1931-1932, les quatre hommes se sont installés dans une grande ferme de plus de 100 hectares à 'La Haie-le-Comté' à Sergines (89140 Yonne), à gauche de la route D976, près de la limite du département de la Seine-et-Marne. Il y a 2 fermes, il s'agit de la plus basse, qui avait été achetée à Henri Grué. Dans la même période, la fille Gerarda Denoo, devenue veuve et en compagnie de son futur époux Théodore Kmiec, a déménagé au centre de Sergines. À La Haie-le-Comté, notre famille Denoo a atteint le sommet de sa prospérité, mais a connu aussi de sérieux déboires.

L'exploitation d'une telle grande ferme était toute une entreprise. Il y aurait eu 20 chevaux pour travailler sur les champs et un nombre de personnel égal. Certains d'entre eux étaient des immigrants venus de Pologne et d'Ukraine, nos immigrants plus riches donnaient donc du travail aux immigrés plus pauvres. Entre autres, il y avait les deux frères Lemyk d'Ukraine. Camille se rapprocha de leur soeur Stéphanie, de 15 ans plus jeune que lui. Ainsi il devint le premier des frères qui se mariait. C'était en 1939, et deux mois plus tard, Roger Denoo est né. En 1941, le courageux ancêtre Francis Denoo décéda à l'âge de 86 ans. La même année, le plus jeune frère Jules se mariait avec Janina Pospieck, une immigrante polonaise du même âge que lui. Sept mois plus tard elle a donnée naissance à Françoise Denoo. Le fils aîné August a attendu le plus longtemps: il s'est marié en 1942 à l'âge de 43 ans à Marie Wardynec, 16 ans plus jeune que lui, également une immigrante polonaise. Un jour après le mariage, elle a donnée naissance à une fille Léonie Denoo, qui est venue quatre mois plus tôt que Françoise Denoo.

La fin de la Première Guerre mondiale avait été dramatique pour la famille, la dernière année de la Seconde Guerre mondiale apportait un drame nouveau.
Une ferme voisine avait été entièrement brûlée par des Allemands-sans-coeur, parce qu'ils soupçonnaient qu'un combattant de la résistance (FFI : Forces françaises de l'intérieur) y était caché. Peu de temps après, les trois frères sont arrêtés ensemble par les Prussiens sur l'accusation de commerce illégal. Était-ce une fausse accusation? Nous ne le savons pas, mais le fait est que Camille pour son fils aîné Roger, comme Auguste pour sa fille aînée Léonie, avait choisi un parrain juif (N.B. leur soeur Gerarda Denoo a protégée pendant la guerre une famille juive, ce qui est mentionné sur sa tombe). La famille décida que l'un des trois frères devait prendre tout le blâme, afin d'obtenir la libération des deux autres.
Est-ce qu'il s'est sacrifié ? Est-ce que les deux autres l'ont choisi comme étant le plus fort qui pourrait survivre ? Est-ce que ce sont les femmes qui ont décidées ... ?? Les Allemands ont envoyés August à Buchenwald ... un destin terrible !!
On peut lire les horreurs du camp de concentration de Buchenwald sur Wikipedia ou ailleurs. Un total de 238.979 personnes ont été enfermées dans des circonstances terribles. De ce nombre, 56.545 n'ont pas survécu. Les prisonniers souffraient de malnutrition chronique, et ca. 10% avaient la tuberculose. De nombreux prisonniers ont dû bivouaquer à l'air libre. Egalement, il se passaient des expériments médicales. Comment (une sorte) des humains peuvent être si cruels. Roger Denoo nous racontait que 350 personnes de la région ont été envoyées à Buchenwald, dont seulement 7 sont revenues ... et oui ... l'un d'eux était August Denoo !! Jamais il n'a voulu raconter un mot sur sa captivité de guerre.

Pendant ce temps, dans les 3 familles, des enfants grandissaient (petits-enfants de Francis Denoo). Ils racontent qu'entre eux-mêmes, les frères parlaient le dialecte de la Flandre Occidentale, pendant que les mères entre elles parlaient une autre langue (peut-être le Russe, parce que les 2 Polonaises ne comprenaient pas l'Ukrainien et vice-versa). Mais avec les enfants on parlait systématiquement le Français (avec un accent étranger). Les enfants étaient élevés à 100% en tant que Français, ils ont été délibérément coupés de leurs racines Flamandes ou d'Europe de l'Est. Jamais on ne racontait de cette origine.

De temps en temps l'un des frères faisait un voyage en voiture à l'ancienne patrie, souvent avec André Devriese qui était immigré avec eux. Ils étaient en contact avec une cousine éloignée de Torhout, Godelive Denoo, mariée à Urbain Waeyaert, propriétaire d'une brasserie et qui organisait des voyages.

Le père étant décédé, qui allait prendre sa place ? Les femmes qui avaient des opinions différentes et .progressivement des fissures apparaissaient entre les trois frères: Qui était le chef ? Qui faisait le plus de travail ? Qui gagnait le plus d'argent ? Qu'est-ce qui était mieux,: cultiver le sol ou faire la commerce du bétail ? Devaient-ils essayer d'acheter la ferme ? etc. ... Sur une chose nous sommes d'accord: August le plus grand et le plus fort, qui les avait conduit dans l'Yonne, ne discutait pas d'argent, ne s'intéressait pas au commerce du bétail mais travaillait dur la terre. Il chassait durant le week-end, et était le préféré des petits-enfants qui grandissaient. Les discussions ont été plutôt entre Camille et Jules (et entre leurs femmes!) qui voyaient leur avenir dans le commerce du bétail. En conséquence, vers 1948 les frères ont quitté l'entreprise florissante à La Haie-le-Comté. Il n'y avait pas de querelle - ils continuaient à se soutenir mutuellement, c'étaient de simples divergences de vue.

Camille allait son propre chemin en tant que marchand de bétail au hameau de 'Sixte' à Pont-sur-Yonne (89140 Yonne), où il a développée un commerce de bétail énorme (vaches et chevaux), mais malheureusement à la fin il a fait faillite.
August et Jules sont restés ensemble et s'installaient à Gisy-les-Nobles (89140 Yonne). Là, ils ont acquis une propriété sur rente viagère (ils ont dû payer longtemps, car le propriétaire est décédé, il avait presque 100 ans, alors qu'ils étaient déjà à la retraite). August cultivait la terre, Jules était le marchand de bestiaux. Après leur retraite ils ont vendu le terrain.
Toute cette histoire de Francis et sa descendance a été commencée en janvier 2010. La suite était une quête de 2 ans à travers la France, qui culminait avec deux visites dans l'Yonne en 2012.

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Francis was het tiende kind van landbouwer Emanuel Denoo uit Torhout. Om zelf verder te kunnen boeren moest hij zijn eigen weg zoeken. Francis was een slimme man. Hij trouwde met Leonie Wyseure, de enige dochter van een landbouwer-eigenaar Carolus-Ludovicus-('Louis') Wyseure (meestal 'Meseure' genoemd). Louis was kleinzoon van een Lanssens, hij was laat getrouwd met Louisa Durieu. Ze woonden net buiten Torhout, op 'de Bergen' in de Ruddervoordse wijk Baliebrugge, in de Bergenstraat 206.
Francis Denoo ging inwonen bij zijn schoonouders, en kreeg met Leonie Wyseure elf kinderen. Daarvan zijn er 8 volwassen geworden. De 3 overledenen waren allen meisjes, is dit een symptoom van de tijd?

De grond van de Wyseure's was origineel eigendom van de burgemeester van Torhout, Petrus Lauwers (zie Wikipedia), en daarna van diens weduwe Monica Debrouckère. Franciscus Wyseure (°1797, grootvader van Leonie Wyseure) kocht deze grond tussen 1835 en 1845. Hij was overigens eigenaar van een gans blad met eigendommen: veel landbouwgrond en niet minder dan 7 huizen en huisjes. Eén daarvan was de eigen hoeve, kadastraal Afd. 5, Sectie A, perceel 43. Na zijn overlijden in 1867 kwam deze hoeve in handen van zijn zoon Louis Wyseure (°1834, vader van Leonie Wyseure). Louis breidde uit, bv in 1885 kocht hij het aangrenzend perceel.

Op 10.11.1909 was het zover: de hoeve met 0,53 ha grond werd aangekocht door Francis Denoo & Leonie Wyseure voor 4.100 frank (volgens http://www.vub.ac.be/SGES/scholliers1.html is dit ca 23.000 euro in 2012). Als men bedenkt dat Leonie sinds het overlijden van haar moeder al voor de helft eigenaar was, zijn er vreemde vaststellingen:
- Dit gebeurde via openbare verkoping: er was dus geen consensus.
- Er waren in totaal 6 loten. Alle andere eigendommen van Louis Wyseure (een ander woonhuis + in totaal 0,9 ha) werden verkocht aan derden voor 5.425 frank.
Francis en Leonie wilden dus slechts één kleine hoeve bezitten, en voor de rest wilden ze alles in geldwaarde. Enkele weken later deden ze bovendien nog een lening van 2x 2.000 frank aan mosterdfabrikant Cesar Wostyn met hun hoeve als onderpand. Wilden ze misschien cash om veehandel te doen??

Onmiddellijk na de Eerste Wereldoorlog besliste de familie om te emigreren naar Frankrijk (zie verder). In 1919 was de hoeve nog altijd 0,53 ha en werd verkocht aan een werkman uit de buurt, Petrus ('Pier')Gevaert, voor 4.000 frank. Dat was geen goede zaak, want in 1919 lag het prijsniveau 3 à 4 maal hoger dan in 1909, wegens de oorlog. In de verkoopakte is sprake van oorlogsschade. Francis wordt in die akte 'landbouwer' genoemd, en niet 'veehandelaar'.
De verkoop gebeurde bij notaris Tommelein in Ichtegem met 4 partijen: Emericus Lavens, Petrus Gevaert, Francis Denoo en Cesar Wostyn. In een eerste stap van de akte leende Lavens 4.000 frank aan Gevaert. In een tweede stap betaalde Gevaert de koopsom van 4.000 frank aan Denoo. In een derde transactie betaalde Denoo daarmee zijn 4.000 frank schulden terug aan Wostyn. Er bleef dus niets over. De verkoop was op 27.03.1909, en aangezien ze nog in maart 1909 aangekomen zijn in Frankrijk (zie verder), zijn ze onmiddellijk daarna vertrokken.
Omstreeks 1992 heeft de familie Gevaert het goed verkocht aan Serge Deleersnyder & Evelyne Huys. De hoeve is grondig gernenoveerd, en bestaat nog altijd. Het adres is Bergenstraat 118. Er zijn oude foto's bewaard, en er is zelfs een schilderij in bezit van René Gevaert.

Er bestaat een foto waarop de vier zonen zouden staan. Als dit klopt dateert de foto van medio 1917, want de kleine Jules lijkt ongeveer 2 jaar, en aan de bomen te zien is het geen winter. Achille heeft een kalkoen in de armen. Camille draagt 2 vogelkooien en August heeft 1 vogelkooi en draagt de kleine Jules op zijn arm.

Het leven tijdens en na de Eerste Wereldoorlog moet moeilijk geweest zijn, want volgens het bevolkingsboek 1911-1920 is het gezin met alle kinderen geëmigreerd naar Frankrijk. Dit gebeurde officieus, zonder aangifte op het gemeentehuis, want in het bevolkingsboek staat er slechts - in potlood, dus afwachtend - 'Frankrijk'. Volgens het paspoort van Camille Denoo (bij de zoon Roger) was het in maart 1919, dus kort na de oorlog. Ze wilden ontsnappen aan de armoede en aan de kleine versnipperde stukjes landbouwgrond, maar ze zijn ook de buurt ontvlucht. De oudste dochter Maria was zwanger geraakt tijdens de laatste dagen van de oorlog, kort voor de wapenstilstand van 11 november 1918. Op 28 november 1918 werd één van de zonen gearresteerd en beschuldigd van diefstal van 2 koeien, een bij Theophiel Verheyen uit Torhout en een bij Camiel Naeyaert uit de Magerbossen aan de andere kant van Ruddervoorde. Hij is altijd blijven ontkennen: was het een valse beschuldiging uit wraak voor hun duitsgezindheid? Op 20 maart 1919 werd hij in beroep te Gent toch veroordeeld tot 2x 10 maanden gevangenis voor inbraak, diefstal en heling. Hij werd overgebracht naar de gevangenis van Veurne, en vervoegde in 1920 de familie die intussen al in Frankrijk was.

Waarom ze de streek van de Yonne gekozen hebben, 400 km ver, aan het begin van de Bourgognestreek, wordt duidelijk uit de verhalen van de nakomelingen. De oudste, grootste en sterkste zoon August Denoo ging daar tijdens de eerste Wereldoorlog het seizoen van de bieten doen, en kende dus de streek. Bovendien hadden ze steun van hun buren, de familie Henri Devriese, want beide families zijn samen geëmigreerd. Met de stoomtrein moeten ze gearriveerd zijn in het station van Villeneuve-la-Guyard. De familie Denoo vestigde zich in Saint-Agnan, de familie Devriese in een naburig dorp. De dochters Gerarda Denoo en Maria Devriese zijn gans hun leven bevriend gebleven.

Te Saint-Agnan (89340 Yonne) boerde onze familie Denoo in de wijk 'Le Loupier'. Naar verluidt zat de grond daar vol stenen. Bij ons bezoek in 2012 was de hoeve verlaten en de grond slechts voor een deel bewerkt. Het zal daar niet erg rendabel geweest zijn, maar ze zijn er toch 8 jaar gebleven. In die periode zijn de 3 oudste dochters Maria, Alice en Gerarda getrouwd en uit het huis vertrokken.

Omstreeks 1927-1928 verhuisde de familie Denoo naar de wijk 'Les Pivots' in Chaumont (89370 Yonne) waar stammoeder Leonie Wyseure overleden is in 1930 op 58-jarige leeftijd. In die periode is de laatste dochter Martha gehuwd en vertrokken. In deze periode is ook de zoon Achille vertrokken. Hij is niet overleden in St-Agnan of in Chaumont, dus is hij wellicht getrouwd en verhuisd, maar we hebben geen spoor van hem. Geen enkele van de drie overblijvende zonen dacht aan trouwen, en zo bleef Francis als weduwnaar samen met August, Camille en Jules.

Kort daarna in 1931-1932 hebben de 4 mannen zich gevestigd in een grote hoeve van meer dan 100 ha in 'La Haie Le Comté' te Sergines (89140 Yonne), links van de D976, vlak tegen de grens van het departement Seine et Marne. Daar vindt men 2 boerderijen, het is deze die laagst ligt, en ze werd gehuurd van Henri Grué. Ook de dochter Gerarda Denoo - intussen weduwe - verhuisde in dezelfde periode naar het centrum van Sergines. Het is in La Haie le Comté dat de familie Denoo het hoogtepunt van haar welstand bereikte, maar ook zware tegenslagen kende.

Het runnen van zo'n grote boerderij was een ganse onderneming. Er waren naar verluidt 20 paarden om de velden te bewerken en evenveel personeel. Een aantal daarvan waren immigranten uit Polen en Oekraïne, m.a.w. onze rijkere immigranten stelden armere immigranten te werk. Ondermeer waren er twee broers Lemyk uit Oekraïne. Camille liet zich gaan voor hun zus Stephanie die 15 jaar jonger was dan hem. Als eerste broer trouwde hij in 1939, en twee maanden later werd Roger Denoo geboren. In 1941 overleed de kranige stamvader Francis Denoo op 86-jarige leeftijd. Datzelfde jaar huwde de jongste broer Jules met Janina Pospieck, een Poolse immigrante van dezelfde leeftijd, die 7 maanden later beviel van Françoise Denoo. De oudste zoon August wachtte het langst: hij huwde in 1942 op 43-jarige leeftijd met de 16 jaar jongere Marie Wardynec, eveneens een Poolse immigrante. Eén dag na het huwelijk beviel ze van een dochter Leonie Denoo, die op die manier 4 maanden eerder kwam dan Françoise Denoo.

Nadat het einde van de Eerste Wereldoorlog dramatisch geweest was voor de familie, was het laatste jaar van de Tweede Wereldoorlog opnieuw een drama.
Een aanpalende hoeve werd door de Duitsers tot de grond afgebrand, wegens het vermoeden dat er zich een verzetsstrijder (FFI) verscholen had.
Korte tijd nadien werden de drie broers samen gearresteerd door de Duitsers op beschuldiging van illegale handel. Was het een valse beschuldiging? We weten het niet, maar feit is dat zowel Camille voor zijn oudste zoon Roger, als Auguste voor zijn oudste dochter Leonie, een Joodse peter gekozen hadden. (Terzijde: hun zus Gerarda Denoo beschermde tijdens de oorlog een Joodse familie, dat staat op haar graf). De familie kwam overeen dat één van de drie broers alle schuld op zich moest nemen, om op die manier twee andere broers te redden.
Heeft hij zichzelf opgeofferd? Hebben de twee anderen hem aangewezen als de sterkste die kon overleven? Waren het de vrouwen die beslist hebben ... ?? August werd door de Duitsers naar Buchenwald gestuurd ... een verschrikkelijk lot !!
De afschuwelijkheden van concentratiekamp Buchenwald kan men lezen, bv. op Wikipedia. Er zijn in totaal 238.979 mensen opgesloten geweest in vreselijke omstandigheden. Van dat aantal kwamen er 56.545 om het leven. De gevangenen waren chronisch ondervoed, en ca. 10% van hen leed aan open tuberculose. Veel gevangenen moesten bivakkeren in de open lucht. Er gebeurden ook medische experimenten. Hoe kunnen mensen zo wreed zijn. Volgens Roger Denoo zijn er 350 mensen uit de streek naar Buchenwald gestuurd, waarvan er amper 7 teruggekeerd zijn ... en jawel ... één van hen was August Denoo !! Nooit heeft hij over zijn krijgsgevangenschap ook maar iets willen vertellen.

Intussen groeiden er bij de 3 gezinnen kinderen op (kleinkinderen van Francis Denoo). Die vertellen dat de broers onder elkaar Westvlaams praatten, en de moeders onder elkaar een andere taal (misschien Russisch, want de 2 Poolse verstonden geen Oekraïens en omgekeerd). Maar met de kinderen werd er systematisch Frans (met buitenlands accent) gesproken. De kinderen moesten 100% opgroeien als Fransen, ze werden doelbewust afgesloten van de Vlaamse of Oost-Europese roots, over die afkomst werd nooit verteld.

Af en toe reisde een van de broers nog eens per auto terug naar het vroegere vaderland, vaak samen met hun mede-immigrant André Devriese. Daar hadden ze contact met een verre achternicht, Godelive Denoo, gehuwd met Urbain Waeyaert, een caféhouder-reisorganisator uit Torhout.

Vader was overleden, de aangetrouwde vrouwen hadden ook een mening ... stilaan kwamen er barstjes tussen de drie broers: wie was de leider? wie werkte hardst? wie bracht financieel meest binnen? wat was beter: de grond bewerken of de veehandel? moesten ze de boerderij trachten te kopen? enz ... Over één ding zijn we het eens: August - de grootste en de sterkste die hen naar de Yonne geleid had - discuteerde niet over geld, interesseerde zich niet aan de veehandel, maar werkte continu op het land, jaagde in de weekends, en was de lieveling van de kleinkinderen die stilaan opgroeiden. De discussies waren eerder tussen Camille en Jules (èn tussen hun vrouwen!) die allebei toekomst zagen in de veehandel. Als gevolg hiervan hebben de broers rond 1948 de bloeiende zaak in La Haie le Comté verlaten. Er was geen ruzie - ze zijn elkaar blijven steunen - maar de visies verschilden.

Camille ging zijn eigen weg als veehandelaar in de wijk 'Sixte' te Pont-sur-Yonne (89140 Yonne). Hij heeft in Sixte een enorme zaak uitgebouwd in de veehandel (koeien en paarden), maar jammer genoeg is hij is op het einde failliet gegaan.
August en Jules bleven samen, en vertrokken naar Gisy-les-Nobles (89140 Yonne). Daar verwierven ze een eigendom op lijfrente (ze hebben heel lang moeten afbetalen, want de eigenaar is pas overleden toen ze al op pensioen waren, hij werd bijna 100). August was de landwerker, Jules was de veehandelaar. Na hun pensionering hebben ze de grond verkocht.

Dit ganse verhaal van Francis en zijn afstamming werd in gang gezet in januari 2010. Er volgde een 2 jaar durende speurtocht doorheen Frankrijk, en met als climax twee bezoeken aan de Yonne in 2012.


Stamboom (genealogie/genealogy/généalogie) Lanssens-Denoo: 22.890 personen (individuals, personnes) dd. 26 september 2017 - site: http://lanssens.be